Un projet européen sur le Gwell
publiée le 23/12/2016

Depuis 2014, la Commission Européenne travaille sur une action préparatoire sur l'utilisation des ressources génétiques de plantes et de races animales sous-utilisées dans l'agriculture des 28 pays de l'UE.

L'objectif de cette action préparatoire est de proposer des moyens d'amélioration de la communication, de l'échange de connaissances et de la collaboration entre tous les acteurs potentiellement intéressés par des activités liées à la conservation des ressources génétiques pertinentes du point de vue agricole, ainsi que des moyens d'utilisation durable et économiquement viable de ces ressources

La première phase 2014-2016 a permis d'aboutir à un état des lieux complet des actions en Europe concernant la valorisation des ressources animales et végétales sous-utilisées et à des préconisations d'amélioration dans ce domaine.

Les résultats de l'action sont disponibles ici : http://www.geneticresources.eu/

 

La deuxième phase constitait pour la Commission à soutenir quatre projets sélectionnés parmi les 28 pays de l'UE au moyen d’une aide juridique, technique et commerciale sur une période de deux ans, afin d'aider ces projets à valoriser l'utilisation des variétés et races négligées d'une manière économiquement viable.

Un projet sur le développement du Gwell a été retenu. Le Gwell est une recette de gros-lait, produit fermenté typique fabriqué à partir du lait entier de vaches de races bretonnes. La spécificité du produit réside dans le fait qu'il s'agit d'un produit fermenté à partir d'un levain fermier, le seul persistant encore en Bretagne pour la fabrication d'un produit laitier.

Grâce à l'obtention d'un financement européen de 50 000€ sur cet appel à projet, pendant deux ans, les producteurs de Gwell vont ainsi travailler aux côtés des chercheurs pour comprendre la microbiologie de leur produit : identifier les souches bactériennes à l'origine du Gwell, les caractériser, comprendre leur rôle sur la structure et le goût du produit... et sécuriser le ferment pour qu'on puisse le conserver dans la durée. Une démarche va également être menée pour améliorer la connaissance du produit et la communication autour, et pour ajuster au mieux l'offre et la demande pour ce produit rare, qui n'est pour l'instant vendu quasi-exclusivement qu'en vente directe.

L'ingénierie de projet sera assurée en collaboration avec Stanislas Lubac, qui assure par ailleurs la coordination régionale de la recherche-expérimentation en Agriculture Biologique en Bretagne.La première réunion de lancement avec les producteurs est prévue le 18 Janvier.