Productions

Poulet Coucou de Rennes, effilé ou Prêt à Cuire

25 000 poulets produits par an chez 10 producteurs

Commercialisation organisée en filière locale (production-transformation dans un abbatoir spécifique-commercialisation collective)

 

Carte d’identité de la race

  • Poids vif moyen : 3 kg (femelles) – 3,5 kg (mâles)
  • Plumage couleur « Coucou » : dominante grise bleuâtre, plumes marquées de régulières bandes noires et blanches – crête simple, pattes roses

Berceau de race : Bassin de Rennes

Les atouts de la Coucou de Rennes

  • Une race rustique, à croissante lente
  • Chair de qualité (texture et goût fin), peau fine et souple, qualités de pondeuses, bonne couveuse.
  • Un cahier des charges de production spécifique commun aux éleveurs professionnels :

Les volailles sont élevées en plein air en respectant les méthodes d'élevage traditionnelles de la race dans les fermes d'Ille-et-Vilaine sur un parcours herbeux (10m²/tête), pendant au moins 130 jours, en bandes de 500 têtes au plus. Leur alimentation est traditionnelle : 100% végétale, non OGM. Elles reçoivent durant les 15 derniers jours une complémentation à base de produits laitiers. Les volailles sont abattues dans un abattoir spécifique adapté la volaille.

Repères technico-économiques

Lire la fiche technique 2014 "Coucou de Rennes"

Acheter ou vendre des poules Coucou de Rennes

  • Amateurs : Contact de l'association des éleveurs amateurs, le CNEVRB, Club National des Eleveurs de Volailles de Races bretonnes : Jean-Paul Cillard, Ecomusée du Pays de Rennes : 02 99 51 38 15 - jp.cillard[at]rennesmetropole.fr
  • Pour un projet d'installation professionnelle : contactez la Fédération des Races de Bretagne

Son histoire en quelques dates clés

1850 : On trouve les premiers écrits sur la Coucou dans la littérature à partir de 1858 grâce à Charles Jacques dans son ouvrage « le poulailler », puis dans un bulletin de la Société d´acclimatation qui la nommait alors poule « ombré-coucou ». On distingue alors la variété "Ombré-Coucou de France" de la variété "Ombré-Coucou de Rennes".

Autour de 1880 : Le docteur Ramé, médecin passionné d’aviculture et héritier de nombreuses propriétés autour de Rennes dont le Manoir de Corcé à Nouvoitou dans lequel il élève ses volailles dès tout petit, découvre le Coucou de Rennes auprès d'experts renommés en aviculture. Il décide alors de le sélectionner et de créer un standard de race. Il arpente les routes de Bretagne, en calèche, à la recherche des plus beaux sujets qu'il sélectionnera et présentera à de nombreux concours, dont il remporta bon nombre de premiers prix. Passionné, original et humaniste, ce docteur en médecine consacrera sa vie à la sélection, avec la volonté d’offrir aux bretons une bonne race locale. C’est lui qui va façonner et donner ses caractères originaux à ses volailles, autour de son manoir au Grand Corcé où il résidera une grande partie de sa vie. Il consacrera une bonne partie de sa vie à la sélection de la race, car il n'exerça jamais son métier de médecin.

1887 : Première présentation de la poule dans un concours local.

1890 : Edmond Ramé obtient un premier prix pour les coqs jeunes, au concours international d’Anvers.

1900 : Présentation de 27 coqs et poules Coucou de Rennes à l'Exposition Universelle de Paris.

1903 : Les variétés claires (Coucou de Rennes) et foncées (Ombrée de Rennes) sont présentées au Concours Général Agricole et présentées avec honneur à l'entrée du Grand Palais. La Coucou est alors proclamée "la meilleure race française".

1914 : Le 31 mars, le standard de la Poule Coucou est officiellement homologué. Seulement 20 races obtiennent leur homologation en France jusqu'en 1920.

1928 : le docteur Ramé distingue "la Coucou moderne" de celle qui existait vers 1860, moins pondeuse mais davantage charnue.

Première moitié du XXème siècle : La poule coucou est particulièrement appréciée sur les marchés de Rennes, pour sa fine chair au goût de noisette. Les restaurateurs la proposent à leur carte.

1937 : Edmond Ramé arrive dans une impasse sur sa sélection ; après avoir longtemps gardé des variétés sombres sans les diffuser, et sélectionné davantage sur des critères esthétiques que de rendement (de ponte notamment) correspondant davantage aux préoccupations des éleveurs amateurs, encourage René Nugue qui le remplace à la Présidence de la Basse-cour Armoricaine à faire adhérer les "modernes utilitaires" pour envisager "'l'aviculture sous une forme plus réaliste". La dynamique revient.

A partir des années 50 : La poule Coucou tombe progressivement dans l’oubli, concurrencée par l’arrivée de souches anglaises et américaines à la croissance plus rapide et le développement de l'aviculture industrielle. Les poules Coucou de toutes les petites fermes bretonnes sont de plus largement mises à contribution pour faire face à la pénurie de viande de l'après-guerre, et la race s'attache alors d'une mauvaise image qu'on associe à cette période sombre. Edmond Ramé donne ses derniers sujets à Frédéric Drouet qui vend lui-même quelques uns de ses animaux à André Rouesné grâce à qui l'histoire de la Coucou pourra continuer.

Edmond Ramé décède en Juin 1955.

1980: Le Conservatoire national des animaux de basse-cour qui avait vu le jour en 1978 pour faire face à la disparition des races locales s'arrête, avec les primes allouées aux éleveurs engagés dans la sauvegarde des races.

1985 : La poule Coucou est donnée pour disparue.

1988 : Jean-Luc Maillard, conservateur de l’Ecomusée du Pays de Rennes, retrouve quelques sujets chez André Rouesné, un maraîcher du quartier de Maurepas à Rennes expatrié en Maine-et-Loire grâce à un appel émis dans Ouest-France.

1989 : l’Ecomusée réunit la vingtaine d'éleveurs de poule coucou retrouvés, et l'Association nationale des éleveurs de volailles de races bretonnes, est monté. 200 bons reproducteurs sont recensés pour assurer la conservation de la race.L'association sera plus tard rebaptisée Club National des Eleveurs de Volailles et de Races Bretonnes (CNEVRB).

1994 : La poule coucou est citée dans l’inventaire du patrimoine culinaire de Bretagne, réalisé par le Conseil National des Arts Culinaires (le CNAC) aux côtés de l'oie de Sougeal et de l'agneau de pré-salé de la baie du Mont Saint-Michel.Cette reconnaissance quasi-officielle encourage la sauvegarde et la valorisation de la Coucou à une toute autre échelle.

1997 : Paul Renault, aviculteur installé à Louvigné-de-bais depuis 1978 et Président de la Confédération Paysanne engagé contre la standardisation et l'intensification agricole, achète ses premiers sujets à l'Ecomusée. Il a par ailleurs déjà développé des liens avec la restauration haut de gamme dont le célèbre Restaurant du Palais de Marc Tizon et jouit d'une bonne notoriété sur le marché des lices grâce à son élevage d’autre volailles (pigeon, canard). Il vend ses premiers poulets au marché des Lices et au Halles Centrales de Rennes dès 1997.

L’association des producteurs de poulets Coucou de Rennes (APPCR) est créée.

A partir de 1997 : En 2 ans, un cahier des charges spécifique est créé, avec l’appui de la Chambre d’Agriculture d’Ille-et-Vilaine. La filière prend forme autour de valeurs de produit de haute qualité avec des pratiques d'élevages très qualitative, et une vente en circuits courts exclusivement La marque "Coucou de Rennes" est déposée à l'INPI en 1998.

2010 : Slow Food inscrit la Coucou de Rennes dans l'Arche du Goût.

2011 : l'Association est membre fondatrice de la Fédération des Races de Bretagne.

Historique et missions de l'association de race

L’organisation associative autour de la Poule coucou a commencé à travers la création du Club National des Eleveurs de Volailles et de Races bretonnes , dont la mission a pour objet de sauvegarder la Coucou de Rennes, d’encourager l’élevage amateur, et de défendre les intérêts de ses membres. Elle fournit aux éleveurs amateurs du club un appui technique, organise un concours national et régional de la race, des ventes de reproducteurs…

L’Association des producteurs de poule coucou, distincte, est elle organisée en filière de production, qui commercialise environ 20  000 poulets par an. La filière, autour des producteurs, a été construite grâce à l’appui technique de la Chambre d’Agriculture et s’organise aujourd’hui sur un cahier des charges très précis (voir encadré ci-dessus)  ; les volailles sont abattues dans un abattoir spécifiquement adapté au type de poule. La sélection et la reproduction est d’abord organisée au Centre de Sélection de Bêchane (unique centre de sélection de France), puis transféré dans un autre centre. Aujourd’hui, les éleveurs souhaitent se positionner sur un nouveau lieu de sélection pour accueillir les parquets de reproducteurs de poule Coucou.

Parmi les projets en cours :

  • Intégration au projet BIODIVA depuis Janvier 2013 (BioDIVersité Avicole Objectif PRM) aux côtés d’une vingtaine d’autres races locales avicoles dans le but d’aboutir à un projet de mise en place de mesure MAE PRM (Mesures Agro-Environnementales pour les Races Menacées) pour les races avicoles menacées. Projet de 36 mois mené par l’ITAVI, l’INRA…en lien avec les races locales réunies au sein de l’URLAF nouvellement créée (Union nationales des éleveurs de Races Locales avicoles de France)
  • 2014 sera l’année du centenaire de l’homologation du standard de la race : l’association réfléchi d’ores et déjà à marquer cette date par un évènement anniversaire approprié.

Productions

Poulet Coucou de Rennes, effilé ou Prêt à Cuire

25 000 poulets produits par an chez 10 producteurs

Commercialisation organisée en filière locale (production-transformation dans un abbatoir spécifique-commercialisation collective)